Communiqué de presse
Anor le 18 octobre 2009
En Europe, plus de 2 500 000 personnes traversent quotidiennement les frontières afin d’y exercer un emploi. Par ces mouvements, le travailleur frontalier se consacre ainsi entièrement aux fondements de la construction européenne : la libre circulation ; la liberté d’établissement ; la liberté d’expression et le traitement d’égalité. Ces mouvements d’aujourd’hui perpétuent la tradition migratoire de nos ancêtres.
Entre la Belgique et la France, il s’agit d’un nombre basculant entre 28 000 et 40 000 travailleurs (selon différentes sources). Ce sont surtout les évolutions économiques et industrielles qui influent sur ces flux. Au début du siècle dernier, il y avait encore 250 000 frontaliers belges en France. Aujourd’hui, il n’en subsiste que 5 000 unités tandis que le flux vers la Belgique a progressé pour dépasser les 35.000 travailleurs. Il s’agit donc d’un phénomène complexe influé par une mobilité croissante vers des bassins industriels conséquents, mais aussi par une mobilité résidentielle inversée, induite par les disparités fiscales entre régions et pays limitrophes ; et également par rapport à la qualité de vie (ex. : prix et disponibilité de l’immobilier,…).
Jusqu’a l’horizon 2020 le marché de l’emploi en Belgique et particulièrement en Flandres devrait être fort tendu : les représentants patronaux prévoient un remplacement nécessaire de 500 000 postes. En tenant compte, que pour le seul département du Nord le taux de chômage a augmenté de 35% en 12 mois, l’Avenant à la convention fiscale franco-belge de mars 1964 qui devrait être prochainement ratifié par la France mettra indéniablement en péril l’équilibre industriel et social de nos régions. L’heure a sonné : un choix définitif engageant les futures générations de frontaliers (les « anciens » paieront le prix fort de ce renversement de tendance migratoire influé par ce nouveau texte) ;
Contribuer à l’impôt élevé des personnes physiques en Belgique avec, en fin de compte, des allocations sociales françaises temporairement restreintes ; et, dans le cas inverse le travailleur frontalier belge versera un impôt réduit en France (plus ou moins un salaire brut annuel) avec à la clef, des allocations sociales belges illimitées.
Afin d’informer au mieux les prétendants frontaliers sur les choix d’avenir l’association « Frontaliers Inquiétés » organise en collaboration avec la Maison de l’Europe de Fourmies, une conférence à Hirson ce 24 Octobre 2009 – 15 heures - à la salle Sémaphore avec des intervenants de Pôle Emploi, de l’Onem, du Forem, et bien d’autres.
Bienvenue à tous.
Bart MOREAU, Président « Frontaliers Inquiétés »






















