Cherchons travailleurs; des frontaliers?

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La rentrée politique s’annonce périlleuse tant en France qu’en Belgique,les politiciens français s’affrontant par coups de gueules face à la volonté inflexible du président SARKOZY tant sur le dossier retraites que sur la problématique de la « quasi » xénophobie en matière d’immigration.  Je constate que sa politique ne fait même plus l’unanimité au sein de son propre camp, ce qui n’est guère flatteur pour le président.

De l’autre côté de la frontière, les belges sont face à leur destin ! Le « consensus à la belge » n’a plus preneur. Dire que si la politique de l’emploi était régionalisée, on pourrait se retrouver avec deux visions différentes de la gestion de la réserve de main d’œuvre.

Il faut savoir que depuis l’annonce en 2007 d’une modification éventuelle de l’Avenant de 1999, nous  avions sensibilisé le patronat flamand sur les déclarations de la FEB en matière de recours aux réserves de main d’œuvre.  Il s’agissait pour les employeurs belges de contenir au mieux la pénurie de main d’œuvre tout au long de la frontière.  Le nombre de postes à pourvoir était assez marquant : 50.000 postes pour la seule Flandre à l’horizon 2020. La Wallonie, sous l’égide de M. REYNDERS, n’a jamais souhaité publier ses chiffres et pour cause ; c’était aussi la seule région à vouloir supprimer ce régime et satisfaire ainsi son électorat.

 

Le patronat flamand faisait valoir la compétence et disponibilité de ses travailleurs frontaliers ainsi que le fait que les travailleurs frontaliers ne constituent aucun avantage par rapport aux travailleurs nationaux et ce au grand dam des syndicats qui espéraient démontrer le contraire pour satisfaire l’ensemble des affiliés belges. VOKA démontrait la nécessité de maintenir l’incitant fiscal que représentait le régime frontalier et donc le besoin de maintenir ce régime conforme à l’Avenant de 1999, la Convention fiscale de 1971 et la Convention sociale de 1953 qui donne l’interprétation de fond sur la définition du « travailleur frontalier ».

La Convention a toutefois été modifiée selon la seule volonté belge sans que les choses aient changé au niveau de la politique de mobilité (autre motif  pour modifier la Convention). Aujourd’hui, il y aurait selon les dires de la FEB 75.000 postes de travail vacants qui ne trouvent pas preneur par manque de volonté politique à modifier le régime de chômage dans lequel trop de résidents belges se complaisent. Il y a fort à parier que si une régionalisation de la politique de l’emploi avait lieu, la Flandre pourrait redéfinir l’application de la période transitoire non pas à la date butoire 31 décembre 2011 mais bien jusqu’à terme de celle-ci en. Je me base sur le contenu de la discussion de 2007 mais ne connaît pas les intentions réelles de ce jour.

 

Encore de nouvelles perspectives pour les frontaliers? 

Bart MOREAU,

Président de « Frontaliers Inquiètes »

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